Visionner des vidéos à 360… Quel casque ? Quelles app ? Quelles vidéos ?

Mission du jour : visionner des vidéos à 360.

Le casque VR

Un casque de réalité virtuelle de qualité

Je commence par rationaliser : j’ai un smartphone, inutile donc de dépenser une fortune dans un casque tout-en-un (avec écran intégré).
J’opte donc pour un casque bon marché, mais qui semble tout de même assez confortable pour être porté pendant quelques dizaines de minutes, le Homido.
Après mes premiers essais, le résultat est assez mitigé.

Le casque Homido est en plastique, semble assez solide, mais il est un peu lourd et n’est pas très pratique à utiliser avec les applications de smartphone classiques.

Le smartphone

Je suis branché Apple. J’ai donc un iPhone.
Je ne suis pas Crésus. J’ai donc un vieil iPhone.
Problème : mon écran 5S n’est ni assez large, ni assez performant pour profiter d’un confort de lecture optimal pour la VR. La résolution n’est pas confortable, et l’écran pas assez large pour couvrir les 110° de visibilité que la nature a offerte à tous les homo sapiens qui ont une paire d’yeux fonctionnels.

Une fois le téléphone disposé dans les lunettes Homido, l’iPhone est un peu perdu dans ce support trop grand pour lui. Il faut un certain temps pour lui trouver sa place, afin que l’image ne soit pas floue. À force de retirer le smartphone pour pianoter sur l’écran et de le remettre dans le casque, la protection d’écran de mon iPhone a fini par se fracturer. Dommage, mais enfin, je préfère que ce soit la protection de l’écran plutôt que l’écran lui-même.

Bilan : j’ai envie de m’acheter un casque tout-en-un, avec écran intégré. Problème : ça coûte les yeux de la tête et les sourcils.

Chat versus écran d'ordinateur

Les applications

Une fois l’iPhone dans le Homido, je cherche une application permettant de visionner des vidéos à 360…
L’application éponyme au casque n’est pas très bien pensée non plus, je l’abandonne rapidement.
Seul avantage : inutile de retirer le téléphone du casque pour naviguer dans l’app, il suffit de pointer le regard dans la bonne direction. Mais l’application répond mal à mes souhaits (trop vite, ou à côté).
Désagréable expérience, je laisse tomber.

Pour visionner mes propres vidéos, j’opte pour l’app VRPlayer. D’abord la version gratuite, puis la version payante.
Je regrette que l’application ne retienne pas les réglages. Pour chaque nouvelle vidéo, je dois reconfigurer : vidéo sphérique, casque VR pour un visionnage en deux zones (l’image est séparée en deux parties, une face à chaque œil).
Perte de temps et d’énergie.

Je teste l’application YouTube, qui offre déjà un catalogue impressionnant (par leur nombre et leur médiocrité) de vidéos 360.
Mais après chaque vidéo, je dois retirer l’iPhone du casque pour choisir une nouvelle vidéo, sélectionner le visionnage VR, puis remettre l’iPhone dans le casque.
Perte de temps et d’énergie.

Idem avec l’application Vimeo. Même constat (hormis la qualité du catalogue), même conclusion.

En quête de vidéos de qualité, je télécharge l’application Arte360.
Le résultat est le même : il faut retirer l’iPhone du casque pour naviguer dans l’application…

Après avoir tenté —en vain— d’insérer mon doigt dans le casque pour tenter d’atteindre l’écran, je dois m’y résoudre : le casque seul, sans télécommande, ce n’est vraiment pas confortable.

Les vidéos

Des vidéos VR 360 de qualité

Une fois réglés les soucis de téléphone, de casque et d’application, reste le problème du contenu.
Il existe des milliers de vidéos à 360, mais très, très, très peu sont intéressantes à regarder.
Même l’application Arte360, qui ne devrait proposer que de rares vidéos triées sur le volet pour leur qualité artistique, n’est pas à la hauteur.

Trouver un film à 360 intéressant, c’est un vrai challenge.
Le cinéphile que je suis ne peut que s’attrister d’un tel constat.
Le réalisateur que je suis ne peut que s’en réjouir !

Premier bilan sur la vidéo à 360

La vidéo à 360, c’est un rêve d’enfant qui devient réalité.
Se retrouver plongé au cœur même d’un film, c’est le souhait de tout passionné de cinéma !

Aujourd’hui, on y est : les caméras sont là, les applications aussi, et les supports de diffusion sont de plus en plus nombreux.

Alors pourquoi est-ce que la vidéo à 360 n’a pas encore vraiment pris son envol ?

Parce que la vidéo à 360 souffre encore d’un terrible défaut : l’image n’est pas agréable à regarder.

Alien : un casque de réalité virtuelle confortableVisionner une vidéo avec un casque « smartphone » collé aux yeux, c’est lourd, au sens propre, comme au figuré.

Les lunettes + le portable pèsent rapidement sur le nez. Le système n’est pas très pratique : il faut retirer le smartphone du casque pour passer d’une vidéo à l’autre, puis une fois la nouvelle vidéo démarrée, il faut remettre le téléphone dans les lunettes, et procéder parfois à un nouveau réglage pour que l’image soit nette.

Évidemment, je pourrais acheter un casque Oculus Rift. Mais bon, avant ça, il faudrait que je braque une banque, et ce n’est pas dans mes plans pour les semaines venir…

Si le confort de diffusion n’est pas au rendez-vous, bien souvent, le contenu n’est pas non plus à la hauteur.
Les capteurs des caméras 360 du marché sont tous à peu près équivalents, c’est-à-dire médiocres, à part ceux d’une petite poignée de caméras 360.

Il est tout de même possible de trouver des dispositifs de qualité à des prix abordables (juste deux bras et demi) pour de petites agences de production, sous la barre des 10 000 euros.

Certaines agences utilisent donc de bons outils, et adaptent le dispositif en fonction de la situation : des perches, des drones, des motos, des fixations de casque ou de ceinture…
On se retrouve avec de belles images, mais… pourtant, le compte n’y est pas.

Test d'un casque de réalité virtuelle en 4DParfois, pour ne pas dire tout le temps, le jeu des acteurs est médiocre.
Souvent, le scénario est inexistant, ou trop simpliste pour être intéressant.
Il arrive que l’image soit de qualité, mais que le montage ne soit pas adapté : avec des sauts de séquences toutes les 10 secondes, comment avoir le temps de découvrir le décor ?

Le vrai problème, c’est qu’en créant ces images à 360, on oublie au passage le plus important : l’expérience utilisateur.

Pourtant, elle devrait être au centre de toutes les attentions lorsque l’on crée des films à 360. L’univers du jeu vidéo l’a compris il y a bien longtemps.

C’est à partir du spectateur que l’on peut construire une expérience de réalité virtuelle ou un regroupement de vidéo digne d’être désigné comme un film.

Il faut s’appuyer sur le travail des premiers réalisateurs qui, il y a un peu plus d’un siècle, ont eux aussi dû réinventer la photographie, pour l’adapter à l’image mouvante. Tout comme les photographes avaient dû s’appuyer sur le travail des peintres pour inventer des codes nouveaux, propres à la photographie.

La réalisation vidéo à 360, c’est avant tout un immense et passionnant terrain de recherche pour les amoureux de l’image et particulièrement les créateurs de fictions.

L’univers du jeu vidéo est un pilier, le cinéma en est un autre. À partir de ces deux piliers-là, il faut maintenant essayer, tester, se tromper, recommencer encore et encore. Voir ce qui fonctionne, et surtout voir ce qui ne fonctionne pas.

Côté diffusion, il faut encore améliorer le confort de l’utilisateur, peut-être même inventer de nouveaux outils pour projeter les films à 360.

Tout est à faire.
Tout est à réinventer !

Filmer la nature (et ses bestioles) avec la GoPro Omni

La GoPro Omni et sa batterie de 2 heures dans la valise, j’embarque pour une périlleuse expédition dans la France profonde. Direction : le Var, son soleil et ses bestioles qui font des bourdonnements dans les oreilles.

Ce satané sac en tissu protège la caméra des rayures, mais pas des démarrages de caméra intempestifs. J’avais pourtant bien calé le rig Omni en l’entourant de vêtements, mais malgré cela, à chaque mouvement de la valise, j’entends une caméra s’allumer.
À chaque fois, je dois sortir la caméra de la valise, retirer l’étui en tissu, trouver la caméra allumée, et l’éteindre.
À l’arrivée, les batteries sont déjà vidées du tiers de leur capacité, et je n’ai pas filmé la moindre image…

Gentil petit lapin

Les bestioles

La chance est avec moi : des lapins sauvages se baladent gaiement sur mon plateau de tournage naturel !
Enfin… ce n’est pas si simple.
Les lapins sont bien là, mais uniquement lorsqu’il n’y a pas de caméra. Dès que je mets la caméra en place, les lapins —ingénieusement méfiants—, ne sortent pas le museau de leur terrier.

Les triplés lapinsTel le dompteur de tigres, je fais preuve de patience, et de ruse.
Je dispose la caméra, et je m’éloigne, muni de la télécommande, pour ne pas rester dans le champ (au sens propre, comme au figuré).Au bout d’une vingtaine de minutes, le gibier fait son apparition, assez méfiant, contournant largement la caméra.
J’appuie sur la télécommande pour démarrer l’enregistrement, mais le son des caméras fait fuir mes acteurs… Raté.

Plus le choix : je laisse tourner la caméra.

Après une nouvelle vingtaine de minutes, les lapins sauvages montrent à nouveau le bout de leur pif, sans trop s’approcher.
Après trois prises, je dois me résoudre à cette fatalité : il ne reste plus de batterie pour filmer autre chose. Et je n’ai pas embarqué le chargeur de la batterie, qui aurait pris la moitié de ma valise et m’aurait alourdi de plusieurs kilos.

Le montage

De retour à Paris, j’importe les images dans mon ordinateur.
L’opération dure plusieurs heures et remplit généreusement mon disque dur de 8 To !
L’assemblage s’avère plus simple que pour les précédentes images des passants sur les quais de Seine. Les lapins sont bien plus petits, et ne dépassent donc pas d’une caméra à l’autre. Quant au paysage, il est bien plus simple de filmer des branches d’arbres, qui peuvent être démultipliées par des effets parallaxes sans que cela ne pose trop de problèmes.
L’export des images assemblées prendra deux jours et deux nuits, pendant lesquels mon ordinateur tournera sans relâche.

(pas si Con)clusion

Le résultat ne casse pas des briques, mais se laisse regarder… pour un moment de détente.
Je commence à être plus à l’aise sur le logiciel d’assemblage, malgré quelques ratés que je n’explique pas vraiment (le logiciel AutoPano Video a ses raisons, que la raison ne connait pas).

Note positive : il est formidablement simple de monter les images sur FCPX (Final Cut Pro X) muni du logiciel 360VR !
Note moins positive : la 4K, c’est déjà lourd, mais la 360 en 4K, ça donne des rushs qui font le poids d’un menhir.

Premières images avec la GoPro Omni

J’ai reçu ma caméra GoPro Omni !
La valise est énorme, et le tout très, très lourd à transporter. Presque aussi lourd que mon studio mobile (cam 4K + 2 projo + le son en HF), que je transporte régulièrement à l’arrière de mon VéloStudio. Il va falloir trouver des alternatives plus légères pour partir en tournage sauvage… la valise au complet, ça fera trop.

Prise en main

D’abord, le système Omni est assez génial… Solide, facile à manier.
Sans attendre, je prends ma Omni sous le bras et je pars sur les quais de Seine pour la tester.
Il manque un étui rigide : au moindre mouvement, la caméra s’allume. Enfin, une des six caméras s’allume. À chaque fois, il faut sortir la caméra de son petit étui en tissu, trouver la caméra coupable d’allumage intempestif, et lui couper le bec. Fatigant. Et énergivore (je pars de la batterie de la caméra, et un peu de la mienne…)

Le Parc Rives de Seine à 360°

Sur les quais, je dispose la caméra, et je filme les passants. Des séquences de 5 minutes, à différents endroits.

De retour chez moi, j’importe les rushs via le Omni importer. Puis j’ouvre AutoPano Video Pro pour faire mes premiers pas sur le logiciel « maison » de GoPro…
L’interface n’est pas très agréable aux yeux du Apple aficionado que je suis… mais bon, ce n’est pas comme si j’avais l’embarras du choix !
Je tripatouille les boutons, je cherche, j’ouvre AutoPano Giga pour peaufiner l’assemblage des images…
Résultat : bof bof.

Ce put*** de point nodal

Le cauchemar du monteur d’images filmées à 360, ce sont les effets parallaxes : les effets « fantômes » d’assemblage.
La faute à la science et à ce stupide problème de perspective : le point nodal.
Les capteurs des différentes caméras n’étant pas exactement au même endroit (elles sont logiquement séparées de quelques centimètres), les perspectives ne sont pas exactement les mêmes d’une caméra à l’autre : l’objet au premier plan ne sera pas exactement au même endroit par rapport au second plan, d’une caméra à l’autre. Résultat : des effets d’apparition en double, ou d’objets ou personnes coupées au milieu du corps.

J’ai beau batailler avec le logiciel, regarder plusieurs tutoriels, parfois d’excellente qualité, je dois m’y résoudre : il n’est pas techniquement possible de réparer ces effets parallaxes avec ce logiciel, malgré tout très performant.
La faute à l’emplacement de la caméra : si les personnes passent trop près de la caméra, elles seront méchamment coupées en deux à l’image.

GoPro Skydiving complètement fou !

Con(?)clusion

La caméra GoPro Omni est donc parfaite pour filmer de loin. Pour les plans rapprochés, on repassera.
Me serais-je fait avoir en dépensant une petite fortune pour devenir propriétaire de cette caméra ?
Mon instinct me dit que j’ai bien fait, et mon œil YouTubé est formel : la GoPro Omni est —de loin— la caméra qui propose la meilleure qualité d’image du marché…
Bon, allez, je vais m’accrocher. Je lui laisse une seconde chance.

Prochaine étape : filmer la nature avec la GoPro Omni

Découverte de la vidéo à 360

Depuis longtemps cette idée me trottait dans la tête : réaliser des films à 360 degrés.

Ces dernières années, je regardais de loin les avancées techniques : caméras, supports de diffusion, logiciels de montage.
Tout était encore trop frais.

La vidéo à 360, ça rock ! (et ça turdaynightlive aussi)J’ai sauté le pas.
J’ai commencé, en bon réalisateur pragmatique que je suis, à analyser le marché.
Je suis allé visiter Virtuality, le Salon de la Réalité Virtuelle, au 104 à Paris.
J’ai pris en main les caméras, testé les dispositifs de diffusion, éprouvé les sensations des dispositifs les plus performants du marché, visionné les projets les plus aboutis à ce jour (fiction, documentaires, films institutionnels…) et j’en suis arrivé à cette conclusion : les sociétés occidentales sont mûres pour vivre la révolution de la vidéo à 360.

J’ai donc commandé ma première caméra à 360 : la GoPro Omni !