Filmer la nature (et ses bestioles) avec la GoPro Omni

La GoPro Omni et sa batterie de 2 heures dans la valise, j’embarque pour une périlleuse expédition dans la France profonde. Direction : le Var, son soleil et ses bestioles qui font des bourdonnements dans les oreilles.

Ce satané sac en tissu protège la caméra des rayures, mais pas des démarrages de caméra intempestifs. J’avais pourtant bien calé le rig Omni en l’entourant de vêtements, mais malgré cela, à chaque mouvement de la valise, j’entends une caméra s’allumer.
À chaque fois, je dois sortir la caméra de la valise, retirer l’étui en tissu, trouver la caméra allumée, et l’éteindre.
À l’arrivée, les batteries sont déjà vidées du tiers de leur capacité, et je n’ai pas filmé la moindre image…

Gentil petit lapin

Les bestioles

La chance est avec moi : des lapins sauvages se baladent gaiement sur mon plateau de tournage naturel !
Enfin… ce n’est pas si simple.
Les lapins sont bien là, mais uniquement lorsqu’il n’y a pas de caméra. Dès que je mets la caméra en place, les lapins —ingénieusement méfiants—, ne sortent pas le museau de leur terrier.

Les triplés lapinsTel le dompteur de tigres, je fais preuve de patience, et de ruse.
Je dispose la caméra, et je m’éloigne, muni de la télécommande, pour ne pas rester dans le champ (au sens propre, comme au figuré).Au bout d’une vingtaine de minutes, le gibier fait son apparition, assez méfiant, contournant largement la caméra.
J’appuie sur la télécommande pour démarrer l’enregistrement, mais le son des caméras fait fuir mes acteurs… Raté.

Plus le choix : je laisse tourner la caméra.

Après une nouvelle vingtaine de minutes, les lapins sauvages montrent à nouveau le bout de leur pif, sans trop s’approcher.
Après trois prises, je dois me résoudre à cette fatalité : il ne reste plus de batterie pour filmer autre chose. Et je n’ai pas embarqué le chargeur de la batterie, qui aurait pris la moitié de ma valise et m’aurait alourdi de plusieurs kilos.

Le montage

De retour à Paris, j’importe les images dans mon ordinateur.
L’opération dure plusieurs heures et remplit généreusement mon disque dur de 8 To !
L’assemblage s’avère plus simple que pour les précédentes images des passants sur les quais de Seine. Les lapins sont bien plus petits, et ne dépassent donc pas d’une caméra à l’autre. Quant au paysage, il est bien plus simple de filmer des branches d’arbres, qui peuvent être démultipliées par des effets parallaxes sans que cela ne pose trop de problèmes.
L’export des images assemblées prendra deux jours et deux nuits, pendant lesquels mon ordinateur tournera sans relâche.

(pas si Con)clusion

Le résultat ne casse pas des briques, mais se laisse regarder… pour un moment de détente.
Je commence à être plus à l’aise sur le logiciel d’assemblage, malgré quelques ratés que je n’explique pas vraiment (le logiciel AutoPano Video a ses raisons, que la raison ne connait pas).

Note positive : il est formidablement simple de monter les images sur FCPX (Final Cut Pro X) muni du logiciel 360VR !
Note moins positive : la 4K, c’est déjà lourd, mais la 360 en 4K, ça donne des rushs qui font le poids d’un menhir.